LES VENTS CONTRAIRES

Ecrire sa propre histoire ou se laisser happer ça et là ?

Les vents contraires sont bien évidemment des vents qui soufflent dans des directions opposées par rapport au sens d’un élément ou d’une personne. Dans ce cas, tout élément ou personne non préparé(e) se situant à ce croisement, se retrouve littéralement – si ce n’est fatalement – en zone de turbulences.
La météo n'étant pas le sujet de cet article, notre approche sera bien-entendu, plus figurée car pour l’heure, notre exercice est de situer le principe des vents contraires dans le contexte des saisons de nos vies, de notre quotidien.

Le canard et l’aigle

Avant d’en arriver à nos circonstances d’humains, commençons par explorer les effets des vents contraires chez nos amis à plumes à travers cette histoire inspirée de faits réels.

Grand canard tout fier déambule toutes palmes dehors suivi de sa petite famille, tous au trot et en rythme, pour une balade matinale en eaux claires aux bordures de l’adriatique. A côté d’eux, se trouvent plusieurs autres familles de canards, de sortie elles aussi. Alors entre canards, canes et canetons : ça cancane, ça patauge, ça se badigeonne avec taquinerie, ça se bécote tendrement. Jusqu’ici, tout va bien à Canard-land ! Du moins, jusqu’à ce qu’un vent violent se lève et souffle dans la direction des canards pour en faire virevolter les acteurs dans un funeste ballet de plumes blanches, en interrompant cette reprise « canardée » du lac des cygnes, avant de conclure sur une image de canards immobiles éparpillés et tapis sur un rivage devenu soudain marécageux. Un véritable spectacle de désolation a suivi les réjouissances en famille à Canard-land, tout simplement parce que des vents contraires sont passés par là !

Voguons depuis Canard-land et gagnons en altitude pour voir comment les choses se passent du côté de l’aigle, quand il est question de vents contraires.

Dès son éclosion, l’aigle a droit à une éducation quasi-militaire : l’aiglon est soumis à un entraînement rude pour le former à la vie et lui apprendre à résister aux épreuves qui l’attendent. C’est donc rompu à l’art de la guerre éolienne que Prince aiglon devenu Aigle royal, développe une stratégie particulière face aux vents contraires.

J’aime beaucoup la manière dont John Maxwell énumère dans son livre Parfois on gagne, parfois on apprend quelques tactiques de l’aigle face aux vents contraires :

  1. L’aigle s’en sert pour voler plus haut
  2. Ils offrent à l’aigle une vision plus large
  3. Ils propulsent l’aigle au-dessus des tracasseries
  4. Ils permettent à l’aigle de faire moins d’efforts et de rester plus longtemps dans les airs
  5. L’aigle s’appuie sur eux pour voler plus vite*

Il est intéressant de relever la différence de réactions qu’ont l’aigle et le canard face aux vents contraires. Des réactions et natures totalement opposées et c’est tout naturellement qu’elles génèrent des résultats aux antipodes l’une de l’autre.

Certes, le canard et l’aigle sont deux espèces totalement différentes évoluant dans des environnements que tout sépare alors les aptitudes de l’aigle dans les airs ne sont absolument pas comparables à celles du canard.

Au-delà des différences, leurs approches des vents contraires se résument en deux termes : Attitude & Perspective.
Etant bien préparé, l’aigle adopte une attitude de sérénité face aux vents contraires en les incluant dans sa stratégie de survie. Il n’a pas à s’en effrayer mais bien au contraire, il s’en sert pour gagner en perspective et aller jusqu’à minimiser ses efforts. Contrairement au canard qui ne fait qu’en subir les dégâts.

Il est peut-être temps de sonder une autre espèce, semble-t-il plus forte que l’aigle…

Homo-sapiens 2.0 VS vents contraires

Nous avons conquis cette planète avec une grande partie de ce qu’elle contient et continuons de la maîtriser chaque jour davantage ; nous opérons chaque jour à différents niveaux : terre, mer, ciel, navettes spatiales...et même un tout autre univers, celui du numérique. Si l’aigle est capable de triompher des vents contraires au point de s’en servir pour maximiser ses aptitudes, QUID de l’homme qui est sensé dominer sur le reste de la création ?

Il arrive parfois que la vie nous assène de coups tellement violents et nombreux à la fois que nous nous sentons vidés de toute force, rendus incapables de résister… C’est le point de bascule qui nous positionne en plein dans l’œil du cyclone des vents contraires, où on n’a qu’une envie : celle de lever les bras en signe d’abandon et de se laisser border à flottaison par ce courant aussi réconfortant que traître. C’est tellement plus simple et même si cela ne règle pas la situation, cet avant-goût de répit, ô combien agréable… on en arrive à se laisser porter sans forcément réaliser qu’il s’agit en fait, des prémices de la spirale descendante…. définitive… mortelle… infernale.

HELLOOOOOOOOOOO !!!
Spirale ou pas, rien n’est définitif tant qu’on a le souffle de vie. Un choix s’impose donc : vivre ou se laisser mourir ? Se battre ou sombrer ?

Que les choses soient claires : QUELLE QUE SOIT LA SITUATION, il est plus facile de baisser les bras que de se battre pour ce qu’on veut. Il est bien plus aisé d’agiter le drapeau blanc que d’exiger de la vie ce sur quoi nous ne saurions faire l’impasse ! C’est à nous de décider de nous laisser faucher comme les canards par les vents contraires ou de nous appuyer sur ceux-ci, à l’instar des aigles, pour retourner les situations à notre avantage. Rien n’est gravé dans le marbre, tout s’écrit au jour le jour par nos choix de vie.

"Une seule chose est constante et permanente, c'est le changement."  Héraclite d’Ephèse

C’est étonnant de voir combien nous étions prompts à apprendre alors que nous étions enfants, curieux et désireux de découvrir davantage de choses alors qu’une fois adultes et supposés matures, nous en venions à perdre cette soif de connaissance et de croissance, tout simplement parce que nous croyons tout savoir. Quelques acquis et expériences suffisent à nous contenter et c’est persuadés de maîtriser nos habitudes que nous nous empâtons dans un train-train quotidien et stagnons car devenus trop complaisants dans notre petite vie. Ne sachant pas que notre petite routine bien ficelée est en fait, un carton d’invitation VIP adressé aux vents contraires pour nous expulser de notre zone de confort et apprendre de nouvelles choses. Eh oui, ne pas adopter la culture du changement, correspond à provoquer un changement brutal car qu’on le veuille ou non : le changement est la seule chose qui soit permanente.

Vous n’êtes pas nés avec la taille que vous avez aujourd’hui et le simple fait de lire cet article démontre que vous avez appris à lire à un moment de votre vie ; tout surdoué que vous puissiez être, vous êtes né analphabète et vous savez mieux que quiconque tous les domaines dans lesquels vous avez dû évoluer au-delà des aspects physiologique, social, émotionnel, familial, professionnel… Les choses changent aussi vite que l’aiguille des secondes sillonne le cadran d’une montre. La véritable question à nous poser est : « Quel type de changement ai-je choisi : le processus consensuel ou la méthode brutale ? »

Quand-bien même nous serions enclins au changement, nous ne sommes pas à l’abri de vents contraires pour nous bousculer mais le fait d’avoir la culture du changement permet de se ressaisir rapidement pour mieux entrevoir les actions à mener afin de ne pas se laisser emporter par le courant. Sans anticipation, la débandade est assurée.

Ne pas choisir est un choix : celui de refuser d’assumer nos responsabilités et de laisser les circonstances extérieures décider pour nous. Ce qui implique une complication assortie de la méthode brutale !

En clair, l’invitation au changement envoyée par les vents contraires est de celles qui ne se refusent pas. Qu’on l’accepte ou pas, le changement devra s’opérer et notre manière d’aborder les choses en déterminera l’issue. C’est une excellente raison pour bien faire les choses, n’est-ce pas ?

Behind the scenes – Marvel en coulisses

Nous aimons tous les success-stories qui nous racontent comment une personne ou une entité part de rien, pour arriver à une réussite à laquelle rien ne la destinait. Eblouis par la manière dont les épreuves ont été surmontées et inspirés par les happy-ends, nous survolons la période d’incertitudes en commettant l’erreur d’en minimiser l’impact et la durée.

L’histoire de Marvel Renaissance qui relate la mue d’une marque de bandes dessinées en studio de production puis en univers cinématographique (MCU : Marvel Cinematic Universe), est une belle illustration de ce genre de phases déterminantes pour la survie d’une entité.

Cet univers que j’affectionne particulièrement (je l’avoue !) et qui aujourd’hui fait tant rêver aussi bien les inconditionnels de bandes dessinées que de cinéma ne s’est pas retrouvé à être ainsi envié par une simple promenade de santé. C’est un accouchement qui s’est fait dans la douleur au terme de batailles juridiques et financières, de réajustements professionnels et créatifs, de fusions-acquisitions avec les incertitudes liées à ce genre d’environnements… une atmosphère qui présentait en tous points, un antagonisme à la David contre Goliath des temps modernes. A ce stade, ce ne sont plus des vents contraires mais des ouragans dont les déferlantes balayent plusieurs domaines et de nombreuses vies sur leur passage.

Une situation désespérée, en apparence mais une fois de plus, la perspective a fait toute la différence ! Dans ce cas d’espèce, la faillite en vue n’a pu être anticipée mais l’attitude de pugnacité et de persévérance dans un combat qui pour le coup, représentait une « question de vie ou mort », a fait basculer la tendance du côté de ceux qui passaient pour les moins aguerris en affaire.

Carré intimiste

Au moment où je saisis ce texte, il y a énormément de choses dans ma vie qui me poussent à abandonner mes projets entrepreneuriaux déjà bien avancés. Permettez-moi de schématiser en ces termes : projet avancé + projet abandonné = dégâts dans plusieurs vies !

Dans mon cas, ce sera la fin de mes rêves et donc de ma vie car la passionnée que je suis ne saurait vivre autrement. On en revient donc au point : vivre ou mourir ? Pour rappel, le petit passage un peu plus haut : «…en plein dans l’œil du cyclone des vents contraires, où on n’a qu’une envie : celle de lever les bras en signe d’abandon et de se laisser border à flottaison par ce courant aussi réconfortant que traître… », il sort tout droit de mes pensées au terme d’une journée particulièrement éprouvante. Eh oui, c’est du « live-feed » mais vous savez quoi ?

Je choisis de vivre et de m’appuyer sur la violence des vents contraires pour accélérer ma créativité et gagner en altitude car avec la bonne perspective, je réalise que j’ai énormément de raisons de me réjouir alors il est hors de question de me laisser submerger par quoi que ce soit de défaitiste. Je ne me bats pas seulement pour mes projets, c’est ma vie qui est en jeu et ne me contenterai pas de survivre. Je choisis de jouir d’une vie exponentielle où je négocie selon mes propres termes : il n’en saurait être autrement.

Lorsqu’on prend l'habitude de faire face aux vents contraires, on finit par préparer sa planche pour surfer aisément sur eux. Avec ma planche nettoyée et mes crampons vissés, me voilà parée pour un tour. Que la partie commence !

RDV au sommet – See you at the TOP !

 

 Photo by Jeremy Thomas on Unsplash

*Tiré du livre Parfois on gagne, parfois on apprend de John C. Maxwell

 

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On Nabal's turf...

Conversations in one's mind during troubled times


Standing in faith for a dream you believe is soon to be manifested. Looking around for the so-long-awaited-breakthrough that a break starts whirling around you, yet happens to be the kind of break that takes you to the down path...

Ever been there? I have... oh yes, I have.

That's when every single mishap hurts you deep down inside because you are at the end of your rope. Before you know it, you find yourself surrounded by enemies. They spring from nowhere and yet are everywhere, for real, numerous, and counting... What happened?
While being unaware of what's going on, you find yourself thrown into battles you could hardly escape so you prepare your special weaponry adjusted for the context. These are trash talks, defiant stance, restrained smiles on a frowny face, killer speech, war-related quotes posted on social media, emails filled with punchlines along with understated phrases and overrated threats, tight strategies including plans B, C, D, E.... all the way to X, skipping the Y since you have it all figured out, before concluding on Z with the eagerness to knock out the hardships you are facing. Fighting with all your might to withstand the joint-forced-foes setting themselves up against you, doing your best to ensure you are once & for all done with them.

Humming.... Good!

Not yet, actually! Another enemy arose and started messing with 1, 2, 3, 4.... many of your loved ones. What???
This is more than you can take: you MUST find a way to TERMINATE this for good!
A radical idea pops in your mind in a split-second: manage to get hired in this last enemy's organization especially knowing that your profile matches their needs. Once you get there, you cautiously plant seeds here and there so that when the time comes, your grown seeds will have developped enough to burst the whole organization from within. You will be their personal Trojan horse causing their downfall. Yeah! Sounds good.

Seriously??? Sounds like you hit the rock bottom head first and lost your mind in the process.
Uh-oh! How did I get there and what am I doing?

Then sparks a light raising a point you are yet to consider: what if you were after the wrong enemy? What if this entire energy-draining and messy self-talks resulted in you actually being busy shadowboxing? What if you were wasting your time, thoughts, strengths, resources and energy in a battle where you don't belong instead of focusing on what is at stake for your life as well as the lives of people who trust you?

Well... OK. I must admit the Trojan horse surprised me when thinking twice: so pause and reflect time is NOW.
Recalling every aspect of the context to figure out the season you are in, trying to see how details connect, who did what and why... Cut short: let the inside quest begin!
When and where did this start? What do you stand for? Is anyone benefitting from your fights or being hurt by them ? Are these battles pinpointing a purpose-related issue in your life, if so, what is it? How can you address it ? What can you learn to grow from this situation and come out far better, stronger than ever ?

That's too many questions. Yes but "Good questions inform, great questions transform" - Ken Coleman

In fact, considering things in your right mind - lost your mind for a very short period of time, remember? Stress can have such effects - it becomes obvious that you were... totally and blindly mislead. That's how negative circumstances play tricks on your mind when you start touring on Nabal's turf. Who is that Nabal, by the way ?

Nabal is not as important to us as what occured in his house and the way it portrays a critical stage in one's life.
He was an arrogant drunkard and ungrateful wealthy man - not the kind of company you want to keep - who shamelessly repaid good with evil to a soon-to-be-king.

In his great disappointment and desperation fueled by almost two decades of struggles while feeding on an awesome seemingly delayed dream, the soon-to-be-king aroused with anger decided to kill Nabal the ungrateful. He eventually spared his life in a masterful move from Nabal's wife who brilliantly made up for her husband's dumb decision; then our soon-to-be-king and his army left. On the following day, Nabal had a stroke that kept him in a comatose state until he died a couple of weeks later. The soon-to-be-king's hands remained clean from a murder he would have committed on an unaware-almost-dying-man. Shortly after that, the soon-to-be-king finally sat on the throne to become a most respected king who enjoyed a long, glorious & blessed reign.

The point on Nabal's turf is about the place where exhaustion, frustration, lack, anger, desperation... can bring you as you walk in the valley of long-awaited-breakthroughs (yes, this valley counts more than one alley!). It's a tipping point where your choices can either lift you or lose you. That's when your discernment level lowers, you are most likely to see enemies everywhere and subsequently pick the wrong fight.
You don't have to cave in: you must AB-SO-LUTE-LY get yourself together and BY ALL MEANS regain a laser-like focus on your purpose.

Do you know why? Just because once you uncompromisingly do your part, everything else will be well taken care of. Tried, Tested & Approved method: I am a living proof of it, along with the former-soon-to-be-king-that-became-king-4-real.
As a matter of fact, Nabal was physically neutralized the day after the soon-to-be-king held back from murdering him but he ended up dying soon afterward. I don't mean you will experience an overnight success, I simply highlight the fact that when you find yourself playing war games on Nabal's turf, chances are you got much closer than ever from your breakthrough. Just get to the core by pondering on the GREAT questions - you can model the ones enumarated before Nabal's story, and add yours as you see fit - and keep pressing.


See you at the TOP!

 

Photo by Michael Shannon on Unsplash

 

 

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